Philippe Izraelewicz 2008
Insécurité routière : soyons sérieux !
Comme tout bon Français j’ai des qualités et des défauts et comme tout bon Français qui se respecte j’aime la voiture et les vices liés à la machine.
Par conséquent, au bout de 30 ans de permis de conduire je me suis retrouvé dans l’obligation de devoir passer un stage de récupération de points car le sésame si précieux qui nous permet de nous déplacer en toute liberté ne m’était plus crédité que de… 4 points.
J’ai démarré ce stage avec une certaine idée de ce que j’aurai à affronter mais dès le début j’ai été stupéfait par la «méthode française de ce stage».
La première matinée nous permet de nous présenter et de nous mettre à nu dans l’esprit des «alcooliques anonymes».
Un psychologue accompagné d’un formateur ont face à eux un groupe d’une vingtaine de participants dont j’étais l’un des acteurs actifs et la première remarque fut de constater que ce dit
groupe était la représentativité de la population française : des jeunes, un Espagnol, une Italienne, un retraité, des mères de famille, des chefs d’entreprise, des médecins…
Après avoir évoqué nos différentes infractions, le constat personnel que je peux faire est que le stage doit comporter différents niveaux d’approche car en aucun cas je me considère être un «chauffard violent» et je ne peux également me retrouver confronter dans un même groupe à un jeune possédant son permis depuis moins de 2 ans et qui a commis comme infraction un taux d’alcoolémie considérable qui lui a valu un retrait de 7 mois de permis de conduire plus une mise en cellule de dégrisement !
Il y a donc à revoir par les législateurs le système progressif de ces niveaux de stage car les infractions au code de la route malgré qu’elles soient toutes condamnables ne sont pas ressenties de la même façon par les stagiaires.
La suite du stage se présente sous la forme de plusieurs projection de statistiques sur le nombre de morts et de blessés mais qui de toute façon ne nous procure aucun électrochoc au contraire des stages allemand qui eux entrainent les stagiaires à l’intérieur d’une morgue.
On imagine très aisément le choc brutal et psychologique des Allemands face à un enfant écrasé, décapité, déchiqueté suite à un accident de la route.
Le second jour du stage nous plonge dans des «jeux de groupe» qui devaient nous faire prendre conscience de la gravité des chiffres.
A l’exception du fait que l’on nous rabâche que le téléphone portable est dangereux, que la fatigue est cause d’accidents graves, que la vitesse est un facteur aggravant d’accident, la majorité des stagiaires sont à la fin de ces deux jours de formation plus ou moins unanimes sur le résultat : le stage coûte 265 euros et ceci représente une forme de « racket » supplémentaire de la part de l’Etat, le stagiaire récupère 4 points sur son permis de conduire ce qui est essentiel dans ce stage, notre façon de nous comporter au volant ne changera pratiquement pas surtout au bout de 20 ou 30 de permis, la méthodologie de formation n’est pas assez brutale.
Un célèbre magazine a comme identification «le poids des mots, le choc des photos», cela veut tout dire. J’aurais été très certainement plus marqué par la vision des dégâts causés par des chocs violents mis en scène par des cascadeurs professionnels que par ces «barres et gruyères de stats».
Mesdames et Messieurs du ministère des Transports, de la Prévention routière et vous les parlementaires, quelque soit votre tendance politique et qui circulez souvent avec chauffeur, revoyés votre copie si vous souhaitez réellement agir sur l’insécurité routière …
Qui suis-je ?

Après avoir été élève de l’école Charles Digeon, puis du collège Offenbach et enfin du lycée Hector Berlioz à Vincennes, j’ai poursuivi mes études à l’Ecole des cadres de Paris, section «
gestion des PME-PMI ».
Avec mon épouse Danielle, chirurgien dentiste, avec laquelle je suis marié depuis 1987 (et que je connaissais depuis l’âge de 14 ans), nous avons eu trois enfants : Elsa, 19 ans, étudiante en
3ème année de dentaire, Miko, 17 ans, lycéen en terminale S, et Laura, 10 ans, actuellement en CM2.
J’ai pratiqué et continue de pratiquer diverses disciplines sportives comme les Arts martiaux. Je suis d’ailleurs ceinture noire de karaté.
J’adore la lecture, les nouvelles technologies de communication.
Au plan de l’engagement politique, je suis élu à Saint-Mandé depuis 1995.
Après avoir été conseiller municipal délégué aux sports de 1995 à 2001, depuis je suis aujourd’hui adjoint au maire chargé du Commerce, du Développement économique et de
l’Emploi.
Ma démarche politique s’inscrit résolument dans celle de l’Union pour la majorité présidentielle.
Ma suppléante... Isabelle Visibale
Mariée, âgée de 59 ans, mère de deux enfants (Eric, 38 ans, steward, et Carole, 35 ans, psychothérapeute), je fus gérante d’une parfumerie
durant une dizaine d’années avant de rejoindre la maison de cosmétique Weil en qualité de déléguée commerciale. Puis, j’ai accédé au poste d’attachée de direction dans un laboratoire
d’homéopathie.
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